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Les maladies professionnelles du bâtiment
en nette hausse
En 2001, on a enregistré 3 058 maladies professionnelles, soit une hausse
de 11 % par rapport à 2000. Ces principales maladies sont liées
aux TMS (troubles péri-articulaires) qui entraînent de nombreux
arrêts de travail. Des efforts sont pourtant faits de la part des entreprises
du BTP pour endiguer ce fléau. Ainsi, font elles de plus en plus de prévention,
investissant dans des équipements de protections individuelles adaptés
aux différents métiers. Des innovations sont réalisées,
comme par exemple, les sacs de ciment de 50 kilos remplacés par ceux
de 35 kilos, certains fabricants allant jusqu'à 25 kilos, ce qui réduit,
selon eux, le nombre d'arrêts de travail. Enfin certains maîtres
d'ouvrage choisissent pour leur construction des matériaux moins lourds.
Source : Le Moniteur, 3 octobre 2003
L'avis de CREEE
Pénurie de main d¹oeuvre dans le bâtiment. Quel jeune veut
s'engager dans un métier après avoir vu son père "cassé"
à 45 ans, pour un salaire souvent peu gratifiant ? On ne rentre pas ici
dans les détails : rhumatisme du plâtrier, arthrose du carreleur,
maladies pulmonaires liées à l'inhalation de poussières
et de fibres microscopiques, intoxications chimiques, etc.
Et si on passait aux produits naturels ? Légers, non toxiques, peu agressifs
(sauf la chaux, qui exige des précautions), faciles à mettre en
oeuvre tant pour les hommes que pour les femmes.
Débat sur Batiplum, isolant en plume de
canard
Qem a soulevé la question des antimites dans les isolants écologiques
(voir la lettre Qem de janvier). En effet les isolants en fibres animales (laine,
plume) peuvent être attaqués par les mites qui se nourrissent de
la kératine (protéine). Trois sortes de traitement sont utilisés
par les fabricants d'isolants :
- le sel de bore, qui est un répulsif contre les insectes, aux performances
incertaines.
- le produit EULAN SPA 01 utilisé sur l'isolant en plume. C'est un véritable
antimite à base de perméthrine.. Il est déconseillé
en Allemagne par les écologistes. C'est un neurotoxique connu, mais seulement
en concentration élevée.
- le produit MITIN FF qui ne contient pas de perméthrine, utilisé
notamment par les marques Daemwoll et Thermolaine, liées à Qem.
Il coût sept fois plus cher que le EULAN SPA 01 et présente effectivement
une inocuité totale.
Le réseau QEM a choisi de promouvoir les isolants à base de fibres
végétales traitées avec du MITIN FF.
L'avis de CREEE
Mis directement en cause par QEM pour son produit Batiplum, Naptural nous a
adressé la mise au point suivante : le produit EULAN SPA 01 est un agent
protecteur contre les mites dans le cadre du traitement des matières
en laine ou plumes en particulier dans l'industrie textile. Il
n'existe aucune restriction ou interdiction relatives à ce produit à
base de perméthrine qui est autorisé sur le marché européen.
EULAN SPA 01 est dans la liste des produits cités sur le site internet
OEKO-TEX label textile ne présentant aucun risque pour le consommateur.
A noter que le perméthrine est également utilisée dans
le mitin de CIBA pour la protection de la laine de mouton.
Un nouvel isolant en cellulose
La cellulose ignifugée, destinée à l'isolation thermique
et à la correction acoustique, applicable à l'aide d'une machine
cardeuse, en projection.
Matériaux traditionnels composés essentiellement de ouate de Cellulose,
cardée et aérée, de liants secs inorganiques, d'adjuvants
divers et d'agents anti-poussière.Sa teneur en ouate de Cellulose, le
traitement spécifique, la haute qualité de ses liants font de
CelluBio un produit isolant projeté de nouvelle génération
à hautes performances dans les domaines de l'isolation thermique et acoustique,
tout en présentant un aspect esthétique, il se distingue particulièrement
par son coût économique et son utilisation dans de nombreux
domaines.
Lambda : 0,041 W/M°C de conductivité thermique.
Cette isolant ne contient ni fibre minérale, ni amiante, ni silice cristalline,
ni produit nocif.
L'avis de CREEE
La ouate de cellulose reste l'un des matériaux d'isolation offrant le
meilleur rapport qualité-prix. Deux difficultés pourtant : il
faut souvent payer un applicateur-projeteur et on doit mettre un pare-pluie
efficace pour la protéger car la cellulose est très vulnérable
à l'humidité et à l'eau.
Ressources en eau
Les arrêtés de restriction d'eau ne sont pas justifié par
la sécheresse. La vraie raison est l'explosion des besoins en eau quand
les rivières sont au plus bas c'est-à-dire l'été.
Et la faute en revient à l'agriculture qui consomme la quasi-totalité
de ses prélèvements tandis que le secteur de l'énergie
et celui de l'industrie restituent respectivement près de 100 % et 90
% de leurs prélèvements, et les ménages 75 %.
De plus "les autres secteurs étalent leur consommation tout au long
de l'année, l'agriculture la concentre sur la période estivale".
"En pleine été sa part passe à 90 % du total consommé
dans les régions de grandes cultures, l'eau potable et l'industrie se
partageant les 10 % restant."
Le problème est aggravé depuis 1992, année de la réforme
de la PAC. Les primes à l'hectare les plus élevées vont
au maïs irrigué. Résultat : dégradation de l'eau,
en volume et en quantité.
Et contre toute logique, ceux sont les ménages qui sont mis à
contribution. Une première fois à travers les factures d'eau,
une deuxième fois à travers l'impôt sur les revenus.
Ainsi des barrages vont être construits en vue de stocker l'eau en hiver
et de la restituer en été.
Dans le sud des Deux-Sèvres, treize bassines en projet (7 millions d'euro)
seront financées à 80 % par des subventions.
Il s'agit bien de soutenir le débit des cours d'eau (intérêt
national), mais on oublie que si les rivières sont à sec, c'est
bien à cause de l'irrigation. Or en optimisant les méthodes et
le matériel d'irrigation, et en convertissant 10 à 20 % de la
surface irriguée en d'autres cultures, on pourrait diminuer les prélèvements
de 15 %.
De plus l'irrigation ne concerne pas seulement les productions pour lesquelles
elle est rentable. Elle est utilisée pour cultiver une plante tropicale
(maïs) qui a besoin d'eau en juillet-août sur des sols inadaptés
: un hectare de maïs, c'est 2 500 m3 d'eau sur trois mois d'été
soit la consommation de 700 personnes sur la même période.
Pour l'instant, ce sont les ménages financent la politique de l'eau à
85 %, et les agriculteurs à moins de 5 % !
Les alternatives existent ; par exemple le retour à une rotation des
cultures minimale.
Source : Que Choisir N°415 – Mai 2004
Handicap
Pour aider les personnes en situation de handicap, la CRAMIF (Caisse régionale
d'assurance maladie d'Île-de-France) a édité un petit guide
sur le sujet. Le livret passe en revue pièce par pièce les objets
et aménagements utiles et fournit quelques adresses. Il est disponible
gratuitement pour les habitants d'Île-de-France, les autres peuvent le
télécharger sur le site www.cramif.fr.

Un Tour de France "Pour sortir
du nucléaire"
Un Tour de France "Pour sortir du nucléaire" a débuté
samedi 24 avril. Pendant quatre semaines, le Tour empruntera un itinéraire
qui illustre la filière nucléaire. Le premier site visité
a été la centrale de Fessenheim, en Alsace. C'est la plus vieille
de France, donc potentiellement la plus dangereuse. Le Tour se termine les 22
et 23 mai en Normandie où se trouvent trois centrales nuclaires et un
centre de traitement. Mais le Tour de France, c'est aussi des expos et des débats
sur les alternatives pour sortir du nucléaire et des animations citoyennes
ponctuelles.
23 départements traversés, 4000 kilomètres, 28 étapes
et 46 sites visités.

L'avis de CREEE :
De notre côté, (en dessous de la Loire), la France veut construire
au Barp, à 20 km de Bordeaux, le "laser Mégajoule" :
cette installation pharaonique couplée à de puissants ordinateurs,
doit permettre à l'armée de simuler les essais nucléaires
qui avaient lieu auparavant en Algérie puis dans le Pacifique jusqu'en
1996, et de mettre au point les "mini-nukes", de nouvelles bombes
atomiques destineés à servir réellement et non à
dissuader.
Source et programme du tour : www.sortirdunucleaire.org
Développement durable : la toiture végétalisée
La toiture végétalisée
est largement développée dans la plupart des pays d'Europe du
Nord mais reste méconnue en France. Elle est souvent confondue avec les
toitures jardins.
La toiture végétalisée consiste en un système d'étanchéité
recouvert d'un complexe drainant, composé de matière organique
et volcanique, qui accueille un tapis de plantes précultivées.
Peut-être installée sur un structure béton, acier ou bois.
Les nombreux avantages sont notamment la rétention d'eau. Au contraire
les surfaces imperméabilisées conduisent à un déficit
d'alimentation de la nappe phréatique et à une augmentation de
la chaleur des villes. La toiture végétalisée accumule
l'eau dont une partie est utilisée par les plantes, une autre est évacuée
par les canalisations et une autre est évaporée.
Elle s'inscrit pleinement dans la démarche HQE. En Allemagne, plus de
40 %des villes proposentdes incitations financières pour le développement
de ce type de toiture.
Source : CSTB Webzine, avril 2004
Double vitrage
Le CSTB a établi des labels sur les caratères techniques des fenêtres
: étanchéité à l'air, à l'eau et au vent,
isolation thermique et phonique. Les chiffres de chaque critère vont
des moins performantes aux meilleures :
- isolation thermique de Th1 à Th10
- isolation phonique de AC1 à AC4
- étanchéité à l'air de A1 à A4
- étanchéité à l'eau de E1B à E7B
- étanchéité au vent de VA1 à VA4 et de VB1 à
VB4.
L'épaisseur du double vitrage s'exprime par la juxtaposition de trois
chiffres. Par exemple 4/16/4.
Source : Que Choisir 415 – Mai 2004
Des nouvelles de l'Ecocentre du
Périgord ![]()
Programme des formations de l'Ecocentre du Périgord
Formations diverses à la semaine

Week-end des 5 et 6 juin 2004
PRINCIPES DE CONCEPTION D'UN BATIMENT BIOCLIMATIQUE
Coût : 161 €
Formateur : Claude Micmacher, éco-architecte
Théorie (4 heures) : Orientation, exposition, abords, nature et performances
des matériaux accumulateurs et des produits isolants, solaire passif
et actif (plancher solaire direct), autres énergies renouvelables, mode
d'occupation des locaux, gestion de l'eau.
Travail en ateliers (6 heures) : étude sur les projets personnels des
stagiaires.
Application (4 heures) : visite critique des 6 bâtiments expérimentaux
de l'Ecocentre.
Semaine du 7 au 11 juin 2004
FINITIONS SUR CREPIS A BASE DE TERRE Coût : 305 €
Formateur : Tom Rijven, constructeur, spécialiste des enduits terre.
Pratique et théorie sur chantier (30 heures) : finitions décoratives
sur les enduits terre (intérieur et extérieur) de la maison en
ballots de paille et du mur nord de la maison terre crue : bas reliefs, embrasures
courbes sur base de treillis roseau, fresques en terres naturelles colorées,
etc.
Du 14 au 16 juin 2004*
INSTALLATION D'UNE EOLIENNE VENT FAIBLE Coût : 260 €
Formateur : M. Chapeaublanc, Société Auton'home Productions
Théorie (2 heures) : les différents types d'éoliennes de
faible puissance, évaluation des performances en fonction des conditions
climatiques locales.
Pratique (32 heures) : pose du mat (12m), de l'éolienne, des batteries,
connexions et mise en route. Premières mesures.
Semaine du 20 au 24 juillet 2004
INSTALLATION SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE Coût : 350 €
Formateur : G.-Arnaud Pénet, ingénieur et installateur en énergies
renouvelables
Théorie (3 heures) : les différents types de cellules, circuits
et onduleurs, le stockage de l'énergie; règles à suivre
en cas d'auto-installation.
Pratique (32 heures) : pose des cellules, de l'onduleur et/ou des batteries,
de tout le circuit et des branchements.
Du 26 au 30 juillet 2004
ENDUITS CHAUX-CHANVRE Coût : 260 €
Formateur : Thierry Soubrier, constructeur spécialisé "chaux-chanvre"
Théorie : principes d'utilisation des enduits chaux-chanvre.
Pratique : réalisation d'un mur extérieur en chaux-chanvre.
***********************
PRE-INSCRIPTIONS POUR LES STAGES DE L'AUTOMNE
2004
Si l'un de ces stages vous intéresse, indiquez nous les dates ayant votre
préférence. Quand on établira le programme en juillet,
on essaiera, autant que possible, d'en tenir compte.
Deux semaines en septembre (2 x 5 jours) Coût
: 530 €
THEORIE ET PRATIQUE DE LA COUVERTURE EN CHAUME
Avec l'artisan chaumier qui a assuré la première formation, en
mars, continuation et achèvement de la toiture en paille de seigle sur
la maison monomur de l'ecocentre. Façonnage et pose sur le courant, les
rives et le faîtage.
Une semaine en octobre (5 jours) Coût :
440 €
THEORIE ET PRATIQUE DE LA CONSTRUCTION ECOLOGIQUE
Formateurs : Claude Micmacher, éco-architecte, responsable technique
de l'écocentre et, en encadrement chantier, deux professionnels de l'éco-construction,
formateurs sur l'écocentre.
Théorie le matin (3h), pratique l'après-midi (4h).
Jour 1 : Les principes du bioclimatisme / Visite détaillée et
commentée de l'écocentre.
Jour 2 : De l'écoconstruction (construire écologique) à
l'autoconstruction (construire pour soi-même) / Technique de construction
d'un monomur
Jour 3 : Le solaire passif et actif / techniques de construction en terre crue
Jour 4 : Approche systémique des matériaux sains (à ne
pas confondre avec les matériaux naturels) / techniques de construction
en paille
Jour 5 : Gestion de l'eau, de la récupération des pluviales au
traitement par les plantes des eaux usées / techniques de construction
de la MOB (maison à ossature bois)
En octobre (2 jours)
FINITIONS ET DECORS A BASE DE PRODUITS NATURELS Coût :
206 €
Formatrice : Sylvie Eyraud, gérante de "Matières et Couleurs"
Badigeon : peinture à la chaux, finition colorée et mate applicable
à l'extérieur et l'intérieur, étude de la chaux
et des pigments, étude des supports et des réactions, les patines
et les décors, la coloration dans la maison.
Possibilité d'hébergement (18 € par jour en ½ pension)
Renseignements et inscriptions : Cécile Talvat au 05 53 52 59 50
info@ecocentre.org
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Sur le net
Le site du magazine La Maison écologique : www.la-maison-ecologique.com
et un site commercial sur les toitures jardins et les toitures végétalisées
: www.tecmat.com.
www.sebasol.ch : site suisse d'association
d'auto-constructeurs d'installation solaire thermique. Cette association propose
notamment des formations pour réaliser en auto-construction des installations
solaires thermiques.
Services : calculer son installation, bourse aux chauffe-eau, construction de
radiateurs pour une installation solaire combinée eau chaude sanitaire-chauffage.Un
site sur les toxiques qui permet aux internautes de parcourir les pièces
d'une maison virtuelle à la découverte des produits chimiques
et propose des moyens concrets pour éviter de s'y exposer inutilement
: www.chemical-cocktail.org.Pour
ne pas mourir idiot face aux 100 000 molécules de synthèse plus
ou moins nocives qui constituent actuellement notre milieu de vie.